À travers les enjeux résultant de rapports inégalitaires liés au financement entre des acteurs privés, tels que les fondations, et les organismes communautaires se joue aussi, mais surtout, une concurrence entourant les conceptions du « bien » intégrées dans les réponses à donner face aux problèmes sociaux identifiés par les acteurs de ces partenariats. Par exemple, des acteurs privés et publics s’entendent pour affirmer et défendre l’idée qu’une approche comportementaliste de la prévention précoce devrait être partagée par l’ensemble des acteurs communautaires.
C’est en s’appuyant sur des recherches scientifiques qu’ils tentent d’en démontrer l’efficacité sociale et économique, assurant ainsi la production du bien auprès des personnes identifiées comme étant dans le besoin. Mais de quel bien s’agit-il? De quelles conceptions préventives parle-t-on? Sont-elles partagées par les acteurs du milieu communautaire? Quelles conditions d’existence sociale ces pratiques préventives tentent-elles de structurer? Qu'est-ce qu'elles laissent de côté? De quel projet de société ces voies d’intervention s’inspirent-elles?
Lors d'une conférence présentée à plusieurs reprises au cours du printemps 2011, Carol Gélinas (ROCFM) et Michel Parazelli (École de travail social de l'UQAM) faisaient le point sur ces questions en présentant des repères théoriques et épistémologiques, un film sur la prévention précoce et une méthode d'analyse des repères normatifs des pratiques d'intervention ou d'action sociale (en illustration, Avenir d'enfants). Voici leur document de présentation en format PDF.
Plusieurs des références bibliographiques utilisées sont aussi accessibles en ligne :
Réflexions sur les OCF, la prévention précoce et les PPP sociaux
Revue Nouvelles pratiques sociales (NPS)
Observatoire français des think tanks et des exemples de think tanks : l'Institut économique de Montréal et l’Institut canadien de recherches avancées.